mardi 25 février 2020

Nouvelle publiée : Été aux îles Ruppert



 Disponible ici :  Brins d'Éternité 

Encore une nouvelle publiée chez Brins d’Éternité, sous l’excellente direction littéraire de Guillaume Voisine cette fois encore.

C’est la deuxième histoire se déroulant aux iles Ruppert où l’on retrouve Louis face aux étrangetés de cette lointaine colonie. D’autres histoires dans ce cadre suivront et formeront peut-être un jour une chronique .

L’origine de cette nouvelle remonte à 2016 : Parchemins & Traverses lance alors un AT sous la direction de Sylvie Lainé sur le thème Vulnérable. Je me dis alors que cela serait intéressant de travailler avec cette auteure expérimentée à la direction littéraire. À l’époque, je ne savais pas qu’écrire pour des AT n’était pas pour moi, j’ai donc commencé à réfléchir à l’histoire de Louis et d’Élodie.
Bien sûr, je ratte la deadline et il me faudra 3 ans de réflexion et de réécriture pour terminer l’histoire d’une manière satisfaisante. Elle sort donc en 2020.

De manière amusante, à ce jour l’anthologie Vulnérable n’est, elle, toujours pas sortie, ni les textes sélectionnés. Comme quoi…

vendredi 30 août 2019

Nouvelle publiée : Reine des morts


Disponible ici :  Brins d'Éternité


Voici donc, une autre de mes nouvelles publiées dans la revue Brins d’Éternité. Je dois dire que j’apprécie beaucoup cette revue pour la qualité de sa direction littéraire et le temps qu’ils passent avec les auteurs sur les nouvelles. C’est un véritable apprentissage et chacune de mes publications chez eux m’a fait progresser significativement comme auteur.
Reine des Morts, la nouvelle publiée, ici m’est particulièrement chère pour plusieurs raisons. Déjà, elle est dans mon domaine de prédilection le Sword & Sorcery dans lequel je n’avais pourtant rien publié jusqu’à là. Aussi, c’est la première histoire dans mon univers antique que je développe depuis quelques années et qui sera le cadre des nombreuses nouvelles et de quelques livres (si, si !).

 
L’origine de cette histoire vient de la relecture du Tombeau d’Atuan d’Ursula Le Guin ; livre sur lequel j’ai un avis mitigé mais dont certains aspects m’ont toutefois parlé.


J’avais aussi en moi des rémanences de ma lecture de, l’Araignée, recueil de nouvelles de Ewers, dont certaines histoires macabres et sensuelles m’avait laissé un excellent souvenir.

Le tout c’est naturellement cristallisé pour former cette petite histoire d’une jeune prêtresse vivant dans mon univers antique et égyptianisant.



Critiques sur le web de ce numéro de BdE :
Blog YOZOne
Blog de Valérie Bédard

samedi 22 septembre 2018

Voyages en pays Le Bussy

Jusqu’à peu, je ne connaissais pas du tout les livres d’Alain Le Bussy ; je ne connais cet auteur que par le prix qui porte son nom. Par curiosité, j’ai donc récupéré la plus grande partie des livres qu’il a publiés au Fleuve Noir pour explorer son univers.


Je me suis d’abord penché sur Deltas, son seul livre ayant reçu un prix, le Rosny aîné en 1993 et son premier livre présentant cet univers. La déception fut rapide : malgré un univers assez original, qui me rappelle La Compagnie des Glaces dans bien des aspects, l’histoire n’ a pas vraiment de structure centrale et on a à faire à une suite de péripéties qui manquent chacune de développement et de cohérence d’abord une histoire de lutte entre deux navires (63 pages), puis la découverte d'une épave (62 pages), puis un enlèvement par des pirates (44 pages). Ces histoires n'ont pas vraiment de liens entre elles.
Les personnages sont particulièrement ternes, creux et peu attachants. L’écriture est souvent lourde et maladroite. Le pire est la fin sans queue ni tête qui arrive comme un cheveu sur la soupe et qui ne conclut rien. Les tomes suivants, Tremblemer et Envercoeur, ne corrigent en rien cette fin et s’enchaînent très mal après ce premier volume. Ce qui s’avère peu étonnant ; un proche de la famille de l’auteur m’ayant expliqué que Deltas avait été écrit comme un one-shot et que les livres suivants dans ce monde avaient été une commande de l’éditeur pour capitaliser le succès de Deltas et donc non prévu initialement.

Tremblemer et Envercoeur sont encore plus mauvais : l’écriture, la construction de l’histoire (l’absence de) et les personnages ne s’améliorent pas, bien au contraire, cela fait rapidement remplissage plus qu’autre chose.



Bref, Deltas et ce cycle d’Aqualia ne valent pas grand-chose ; encore une fois les prix en SF sont vraiment de qualité douteuse.


Je me penche ensuite sur son cycle d’Yorg. Là encore, je n’ai pas tenu longtemps et abandonné dès le tome 1, Yorg de l’Île, bien qu’ayant récupéré tous les volumes. L’écriture est moins poussive que dans Deltas, mais on a à faire a du post-apocalyptique, genre que je n’aime pas beaucoup en général. La narration est alternée entre une époque quasi contemporaine où l’on suit un groupe préparant des abris souterrains contre une catastrophe à venir et une époque plus tardive où un groupe de nomades-primitifs sont en mode survie dans un monde post apocalyptique. La partie contemporaine est lisible, mais sans grand relief - ni dans son histoire ni dans ses personnages. La partie post-apo est, elle, affreuse et tombe dans les clichés des nomades concons primitifs dans un monde barbare sans saveur et simpliste. J’abandonne donc rapidement de cycle qui ne me sembla pas plus prometteur qu’Aqualia.


Un peu inquiète, je commence Le mendiant de Karnathok et là, très bonne surprise : on est tout de suite pris dans l’action. L’univers de science-fiction a un petit côté Vancien ; mystères, péripéties et suspense montent admirablement. C’est une lecture facile et prenante même si parfois les cliffhangers sont un peu forcés, on se laisse porter avec plaisir jusqu’à la fin. Hélas, celle-ci est effroyable. Bâclée, elle gâche littéralement toute l’histoire ; les révélations ne tiennent pas debout et sont trop simplistes, ruinant tout le suspense et la crédibilité mise en place. Dommage, on n’était pas loin des Jack Vance style Alastor ou Prince-Démon pendant la plus grande partie du livre ce qui est quand même pas mal.

Ensuite, je tente et abandonne rapidement Nexus de feu : trop contemporain et à la narration trop boiteuse pour mes gouts. On y suit une journaliste dans une enquête à peine crédible alternée avec les évolutions d’une créature spatiale dont on devine un vague rapport avec l’histoire principale. Cela doit probablement se dénouer à la fin, mais cela fait trop polar bas de gamme dans le style d’écriture et dans la pauvreté des personnages pour que je me rende jusqu’à là…


J’attaque ensuite avec curiosité son cycle d’héroïque-fantasy avec le premier tome de celui-ci : Chatinika. Là, c’est absolument effroyable et d’une nullité insondable. Non seulement le monde est bête et simpliste, les personnages archétypaux et creux, mais le tout est écrit par un illettré. À tous les niveaux, on a vraiment l’impression que ce livre a été écrit pas un adolescent de 13 ans. J’imagine que Le Bussy a refourgué aux éditeurs ses textes de jeunesse. À éviter absolument.

Puis vient Déraag, retour à de la science-fiction/fantasy de type Vancien, proche de Tschai cette-fois. Le monde est vraiment très bien, le héros rapidement prit dans une intrigue pleine de suspense et de rebondissements avec plusieurs personnages attachants. Vraiment une bonne histoire où, encore une fois, on se laisse emporter dans ce planète-opéra très réussie et pleine de rebondissements. La tension monte jusqu’aux 5 dernières pages où l’auteur, comme toujours, ne sait pas finir convenablement son récit et bâcle littéralement la fin en 2 pages, jetant pas la fenêtre tout ce qu’il avait habilement construit. Vraiment dommage, il y avait là un très bon potentiel. Cela reste globalement une agréable lecture, mais cela aurait pu être beaucoup plus, on regrette vraiment que Le Bussy n’ait pas eu de direction littéraire chez son éditeur.

Soleil fou est encore de la Sf, un planète-opéra, mais je décroche ici à la moitié du livre. Le début est poussif et cela prend un tiers du livre pour mettre en place la direction de l’histoire. On suit un extraterrestre félin aux capacités de combat extrêmes, mais qui reste un primitif ; il va toutefois essayer de sauver sa planète. Hélas, on tombe dans le cliché du superhéros primitif qui manque de crédibilité. De plus, la situation de la planète et de la société des fameux hommes-chats primitifs semble bien peu réaliste et manque cruellement de couleur et vie. Bref, c’est pénible à lire.

Et pour finir, je lis Equilibre. Et là, grande surprise : c’est vraiment excellent ! ... sauf la fin, et oui encore une fois. Mais là on est encore dans une autre dimension, car tout y est : les personnages fouillés, la planète originale et dépaysante, les extra-terrestres mystérieux et pleins de finesse, une montée dramatique franchement réussie, etc. C’est vraiment prenant.

L'intrigue et les personnages sont une vraie réussite : on est au niveau des meilleurs auteurs américains ici avec en plus une approche de la Sf, des extraterrestres et des relations géopolitiques avec les humains assez fine et fort crédible. Le livre est un vrai page-turner avec une montée dramatique vraiment excellente. Hélas, Le Bussy ne sait toujours pas finir un livre, ici c'est moins atroce que d'habitude, mais cela se termine comme un pétard mouillé, ce qui empêche ce livre de devenir un classique de la SF francophone.
Toutefois, si un jour on me demande ce que c'est la science-fiction à la Française, je dirai sans hésitation Équilibre de de Bussy (ce qui est un parfait exemple vu qu'il est belge !).
Aussi, on trouvera dans le monde et dans la situation présentée une jolie et légère allégorie à la situation politique belge. Si seulement l’auteur avait eu un directeur littéraire pour éviter cette fin décevante. Si un livre de Le Bussy aurait bien dû recevoir un prix pour sa qualité, c’est bien celui-ci et non le faible Deltas.

Au final, j’ai donc trouvé que les livres d’Alain Le Bussy au Fleuve allaient du nullissime (Chatinika ) au très bien (Équilibre), ce qui est un grand écart assez impressionnant pour une même auteur. Le style n’est pas son fort, on est dans de l’écriture populaire, et les constructions sont souvent un peu hasardeuses (ce qui se voit beaucoup sur les fins), mais de temps en temps il s’en sort vraiment pas mal du tout comme raconteur d’histoire.

Je vais maintenant me procurer ce qu’il a publié chez les autres éditeurs, tout particulièrement ses nouvelles dont je suis fort curieux de voir la qualité.

Si vous voulez lire quelque chose de cet auteur, voici donc mes conseils à ce jour ; dans l’ordre (et évitez le reste) :

1. Équilibre
2. Deaarg
3. Le mendiant de Karnathok




vendredi 3 août 2018

Nouvelle publiée : Dimension Aéropostale


Une de mon nouvelle, "Les Sesquiplans de l’Aéropostale", sort dans cette anthologie chez Rivière Blanche sous la direction de Manuel Essard.

Pour une fois, c’est un récit à la première personne, narration que j’utilise rarement. Autre particularité, cette histoire a été écrite tout spécialement pour cet appel à texte ; ce que je fais rarement.

Il faut dire que le thème m’était proche, pas tant l’Aéropostal et Saint Exupéry dont je ne suis pas un si grand fan, mais plus l’aventure de l’aviation et des biplans de la Première Guerre mondiale. On retrouve dans mon histoire une partie de ces thèmes dont les fameux sesquiplans (biplans aux ailes de tailles différentes, comme les Nieuports), ainsi que des références à la révolution russe. Je me suis un peu inspiré du témoignage historique de Heydemarck :


N’étant pas un véritable expert en aviation j’ai fait relire ma nouvelle par des amis pilotes de ligne et pilotes amateurs de ma connaissance afin de m’assurer de sa crédibilité - et ils ont plutôt bien aimé ce qui a été encourageant.

Voilà donc une nouvelle dont je suis assez content, car un peu en dehors de ce que j’écris habituellement.

De plus, il me reste encore quelques idées sur ce thème et une suite à cette histoire pourrait peut-être voir le jour dans le futur.

Livre papier disponible ici.